Montpellier : un étudiant condamné à 3 mois de prison avec sursis après les saccages du 14 avril 2018

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https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/montpellier-etudiant-condamne-3-mois-prison-sursis-apres-saccages-du-14-avril-1496935.html

Notre résumé : 

Un étudiant de 23 ans, accusé d’avoir été l’un des « casseurs » lors des incidents après une manifestation à Montpellier le 14 avril 2018, a été condamné à trois mois de prison avec sursis pour outrage et rébellion, mais relaxé des charges les plus graves de violences sur policiers pour lesquelles il était initialement poursuivi.

Le tribunal correctionnel de Montpellier a relaxé l’étudiant des accusations de « violences sur personne dépositaire de l’autorité publique » et de « participation à un groupement en vue de la préparation de violences contre des personnes ou destruction ou dégradations de biens ». Cependant, il a été reconnu coupable d’outrage et de rébellion lors de son arrestation, et condamné à payer une amende de 450 euros à chacun des deux policiers plaignants.

Le jeune homme avait contesté toutes les accusations portées contre lui lors de l’audience, affirmant avoir participé à la manifestation de manière pacifique. Le procureur Nicolas Brignol avait requis une peine de six mois de prison avec sursis, qualifiant les événements de « scènes de guerre » dans le centre de Montpellier après la manifestation.

L’avocat de l’étudiant, Sébastien Etcheverrigaray, avait plaidé en faveur du doute dans cette affaire, soulignant que les preuves ne reposaient que sur les témoignages de deux policiers. Il avait critiqué l’accusation contre son client, le décrivant comme « non-violent », « travailleur » et « sérieux ».

L’étudiant avait été arrêté avec un groupe de personnes alors qu’ils revenaient du centre-ville vers l’université Paul Valéry de Montpellier. Parmi les 51 personnes arrêtées, seules deux ont finalement été mises en examen, dont l’étudiant en question et un autre individu condamné à trois mois de prison ferme pour s’être défendu seul sans avocat.

Cette décision judiciaire met en évidence les incertitudes entourant les accusations et la nécessité de preuves solides pour étayer les charges portées contre les individus.

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