Articles source :
https://www.ladepeche.fr/article/2017/11/15/2684704-le-proces-des-feuilles-mortes-en-appel.html
Notre résumé :
L’article intitulé « Fou mais vrai : la police poursuit un manifestant pour « jet de feuilles d’origine végétale » » rapporte l’histoire singulière d’un militant anti-éolien poursuivi en justice pour « violences volontaires » avec un « jet de feuilles d’origine végétale ». Le tribunal de grande instance de Rodez a été saisi de l’affaire, où l’accusé, Xavier Auboux, est confronté à des accusations inhabituelles émanant de la police.
L’incident remonte au 21 janvier 2017, lorsque Xavier Auboux a participé à une manifestation à Rodez contre l’implantation d’éoliennes. La manifestation a pris une tournure tendue devant la préfecture de Rodez, où les manifestants ont vidé des sacs de terre, de branches et de feuilles devant les forces de l’ordre. Les tensions se sont intensifiées et des affrontements ont éclaté entre les manifestants et la police. Par la suite, Xavier Auboux a été arrêté avec un Opinel (couteau) en sa possession, classé comme arme de catégorie D interdite par la loi. Initialement accusé d’avoir frappé un policier, cette allégation a été rapidement discréditée par les images de vidéosurveillance.
La partie civile, représentée par Me Gosset, avance que Xavier Auboux a déversé un sac de feuilles sur un policier, affirmant qu’il y a eu des « violences psychologiques ». L’avocate soutient que Xavier a contribué à des violences verbales et psychologiques envers les policiers. Elle demande une amende de 500 euros et les frais de procédure. Cette accusation semble extravagante, mais l’avocate estime que le geste de Xavier Auboux a dégradé l’image de la police et a causé des préjudices psychologiques.
Cependant, l’avocat de la défense, Me Sébastien Etcheverrigaray, conteste ces accusations et insiste pour que le jugement se concentre uniquement sur les faits. Il déclare que l’enquête a été partiale et tente d’incriminer Xavier Auboux pour des actes commis par d’autres. Il souligne le manque de preuves de violence intentionnelle ou de préjudice médical, affirmant que le geste n’était pas caractérisé comme une agression.
Le procureur, tout en rappelant le droit de manifester, souligne la nécessité de respecter l’ordre public. Il soutient que même si Xavier Auboux n’a pas physiquement agressé un policier, son geste a dégradé la personne en face de lui. Le procureur évoque également la montée des agressions envers les policiers, justifiant ainsi l’importance de maintenir le respect envers les forces de l’ordre.
Après le procès, les manifestants et soutiens plaisantent sur l’absurdité de l’accusation et sur les dangers supposés des feuilles. Xavier Auboux considère que ce procès cible sa participation à une manifestation et témoigne de son opposition au projet de transformateur. Les militants anti-éoliens, dont Bruno Ladsous, ont également exprimé leur mécontentement face aux violences policières et au manque de réponse aux plaintes. Le jugement a été mis en délibéré pour le 14 novembre. L’article met en évidence le contraste entre l’accusation inhabituelle et les arguments de la défense, ainsi que les tensions entre les manifestants et les forces de l’ordre lors de cette manifestation.


