Où en est ce dossier ?
L’article intitulé « Harcèlement, complicité, école de la honte » relate les événements qui ont secoué l’École nationale supérieure d’architecture de Montpellier (ENSAM) le 27 octobre 2020. Les étudiants ont découvert des tags et les noms de quatre de leurs professeurs affichés sur les murs de l’établissement. 170 d’entre eux avaient déjà publié une lettre ouverte dénonçant un climat de tension et un environnement de travail perturbé par un silence écrasant, entravant leur apprentissage.
Les enseignants aussi étaient confrontés à une situation difficile : abus, excès de pouvoir, non-renouvellement de contrats et procédures de recrutement non conformes. Certains ont saisi le tribunal administratif pour contester les décisions du directeur, qui avait mis fin à des contrats signés par le ministère de la culture. Parallèlement à ces procédures administratives, six enseignants ont engagé des poursuites judiciaires pour des allégations de harcèlement moral et sexuel.
François Brion, enseignant accusé de mainmise sur l’établissement, est renvoyé devant le tribunal correctionnel pour harcèlement moral. Cependant, il nie les accusations et n’a pas encore reçu de citation à comparaître. Un audit sur les risques psychosociaux, commandé en 2019 par le ministère de la culture, a révélé des attitudes hostiles, des violences verbales récurrentes, des propos sexistes et des comportements à connotation sexuelle au sein de l’école.
L’ancien directeur de l’établissement, Alain Derey, est également impliqué dans des accusations de harcèlement moral et sexuel. Il avait quitté son poste pour devenir directeur de la librairie Sauramps à Montpellier. Une directrice provisoire a été nommée par le ministère pour apaiser les tensions.
Après une année d’enquête préliminaire, le dossier est en cours de préparation pour le procès. Me Sébastien Etcheverrigaray, avocat défendant trois enseignants et victimes présumées de l’école, a confirmé que la date du procès n’a pas encore été fixée. L’article met en lumière les accusations de harcèlement, de complicité et les problèmes qui ont ébranlé l’ENSAM, reflétant les difficultés rencontrées par les étudiants et les enseignants dans cet environnement d’apprentissage.


